« Observer attentivement, c’est se rappeler distinctement. »
– Edgar Allan Poe

L’avantage, quand on travaille dans une petite association comme Kodo Wallonie, c’est qu’on reste rarement dans les fonctions qui nous sont attribuées. Ainsi, même si je suis l’assistante administrative de l’équipe, j’ai régulièrement l’occasion de participer aux animations données par Aline et Céline.

Evidemment, mes connaissances, bien que je les améliore au fur et à mesure de mon expérience, ne me permettent pas toujours de répondre à un•e ado qui se pose une question sur la façon d’écrire son code. Alors, pourquoi est-ce que je suis là ? Pour observer bien sûr.

L’observation est une étape importante de la réflexion. Lorsque mes collègues discutent de la façon d’animer un atelier, cela permet de mettre en avant certains choix plutôt que d’autres : quelle tranche d’âge privilégier, les ressources adaptées aux participant•es, les améliorations à apporter à nos animations, ou au contraire les parties à ne surtout pas changer… Cet autre regard amène dès lors le recul nécessaire à la conception des futurs événements.

Toutefois, je l’avoue, mon observation n’est pas toujours impartiale. Il m’arrive de participer, notamment en apportant un peu de motivation aux troupes. Les jeunes, lorsqu’ils sont bloqués dans leur réflexion, ont parfois tendance à se décourager rapidement.

Par exemple, dans le cadre d’un stage de création d’un jeu vidéo, il n’est pas rare de les voir rouspéter sur le design qu’ils viennent de réaliser car ils avaient plutôt envie que celui-ci ressemble au jeu favoris du moment… Quand je sens leur désillusion, j’interviens pour les rassurer sur leur travail. 

Je passe alors du statut d’observateur à celui d’acteur, le tout étant de trouver le juste milieu entre mes attentes professionnelles et le bien-être de nos stagiaires.